Couloir de le Mort, Chemin de vie

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Couloir de le Mort, Chemin de vie

Un avocat financier de Wall Street se découvre dans l'amour de Dieu



Décembre 2013
ISBN : 978-2-84863-147-9
284 pages - 150 x 230 cm

Version papier : 20.00 €
 
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Traduit de l'Américain par Benoît Gazzal.

Avocat financier de Wall Street, Dale Recinella avait tout à portée de main : le prestige, la puissance et des salaires mirobolants. Il incarnait le rêve américain… sur le papier, du moins. Mais à travers les vrombissements de cette vie à cent à l'heure, Dale entendit tout de même le murmure de Jésus. Et sa vie changea du tout au tout lorsqu'il suivit Son appel : "Vendre tous ses biens pour suivre Jésus jusque dans la désolation des couloirs de la mort…"

Avec l'assurance et la chaleur d'un vrai conteur, l'auteur partage avec nous, non sans humour, son incroyable voyage, qui le mena d'une carrière trépidante d'avocat d'affaires à l'humble chemin d'aumônier laïc.  Et il nous montre comment, lorsque nous choisissons de vivre des paroles de Jésus, ce à quoi nous renonçons n'est rien comparé à ce que nous recevons en retour.

Une vie qui ne prend sens que par les Évangiles.


20 mai 2014 Couloir de la mort
  Prison, Ministère effectué en couple, facette extraordinaire du ministère d’accompagnement des condamnés à mort et de leurs proches (par J. G. GONZALEZ – DIRECTRICE DE PROJETS CATHOLIQUES SPECIFIQUES EN FLORIDE) Article publié le 7 novembre 2013. Traduit par Christiane Palmero, avec la permission du journal « Florida Catholic ».   PALM BEACH GARDENS – Alors que Susan RECINELLA, lors de la Conférence pour le respect de la vie qui se tenait en Floride, présentait son ministère d’accompagnement des familles de condamnés à mort, elle aperçut un visage très familier dans le public. Quand Susan parle, Dale RECINELLA, son mari depuis plus de 3O ans, est généralement au premier rang. Il connaît par cœur les récits de son épouse parce que son propre ministère est depuis 14 ans lié au sien. Ils se sont mis ensemble au service d’une communauté qui, selon certains, ne mérite aucune compassion – les condamnés à mort –, ou dont les besoins ne devraient pas être pris en compte – les proches de condamnés à mort –, dans les jours qui précèdent la mort (étatique) programmée. Quand Susan est assise avec des membres de la famille d’un condamné à mort, dans une petite église ou chez elle dans la petite ville de MacclennEy, au nord de la Floride, à attendre et compter les heures et les minutes les séparant de l’exécution, Dale est à 20 miles de là (* 1 mile = 1609 mètres environ), dans la Prison d’état de le Floride, dans la Salle des témoins près la Salle des exécutions. C’est le cumul de leurs expériences et, ajoute Susan, leur appel par Dieu, qui les a amenés à ce ministère de la prison qu’ils ne considèrent pas comme «  à part » mais plutôt comme une facette extra-ordinaire du ministère d’accompagnement des mourants et de leurs proches. En effet, avant d’exercer ce ministère de la prison, les RECINELLA ont servi de nombreuses années ensemble à l’accompagnement des mourants et de leurs proches. Susan est une psychologue clinicienne spécialisée dans les traumatismes et les maladies mentales lourdes ; elle exerce auprès de patients hospitalisés. Dale est un avocat titulaire d’un Master’s en théologie. Dale se souvient du temps partagé, jusqu’aux derniers instants de vie, avec des personnes atteintes du s.i.d.a ou du cancer, et avec leurs familles. « Durant toutes ces années passées avec des personnes mourantes qui se préparent au grand départ, je n’en ai jamais rencontré une seule qui demande à ce que l’on prie pour ce qu’elle mérite. Toutes demandes à ce que l’on prie pour obtenir la miséricorde de Dieu ». Dale est plus que conscient de l’opprobre qui entoure tout ministère auprès des détenus et des : Comment pouvez-vous croire ce que des meurtriers condamnés vous disent ? Comment pouvez-vous savoir qu’ils recherchent sincèrement à être pardonnés ? Mais Dieu ne tient pas compte de ces commentaires, parce que la miséricorde n’a rien à voir avec ce que les gens méritent. Et Dale d’ajouter que « ce qui est différent quand on est devant un détenu qui fait face à la mort, c’est que vous l’aidez à y faire face en prison. Et, par définition, la miséricorde est ce qui n’est pas mérité. Que l’on soit une personne droite, dans notre société, ou une personne qui a tellement violé la loi qu’elle se trouve condamnée à mort, on se retrouve finalement tous dans le même bateau à implorer la pitié ».   LES FAMILLES DES EXECUTÉS Dale a commencé par s’occuper de détenus qui se mouraient de maladie, et ce n’est qu’ensuite qu’on lui demanda d’accompagner des prisonniers mis à l’isolement et d’autres dans le couloir de la mort. Susan intervint à son tour quand elle apprit que les familles de tout condamné à mort ne pouvaient pas rester avec lui durant les six heures précédant son exécution : ayant l’habitude de s’occuper des familles de personnes qui avaient été victimes de crimes de sang, elle se demanda ce que devenaient ces familles qui attendaient l’exécution d’un être cher, et elle se proposa pour les accompagner. Elle se souvient de l’une d’elles qui lui demanda de partager un repas en attendant l’heure fixée pour l’exécution, à savoir 18h. Susan lui ouvrit la porte de sa maison et, au lieu de parler d’un  « condamné à mort », cette famille lui raconta des épisodes de vie de l’enfant qu’était ce fils, ce frère. Susan confie : « Il y eut beaucoup de chagrin et de larmes. Et je me souvins alors avoir déjà vu ce même chagrin chez une autre mère, assise à mes côtés dans son salon, après que son fils avait été assassiné ». Et Susan de réaliser que le chagrin de cette mère après le meurtre de son fils était le même que celui de cette autre mère après l’exécution de son fils par l’état. Susan conclut : « Chacune de ces deux mères avait embrassé son fils le matin même, et maintenant il était mort. Et tous deux avaient été tués délibérément par un autre être humain ».   Le christ comme juge Alors que Susan souligne le point commun existant entre le chagrin des familles des victimes et celui des familles des détenus condamnés, Dale fait de même entre les personnes qui meurent de maladie et celles qui meurent d’une injection létale administrée au nom de l’état. Sans violer le secret de ce qui a pu lui être confié alors, y compris par des non catholiques, Dale remarque qu’il lui a été très souvent demandé : « Comment savez-vous qu’il y a quelque chose après la mort ? », et il ajoute : « C’est une question existentielle qui vient à l’esprit quand on fixe son regard sur la mort, et qui ouvre la porte à un possible échange sur la foi ; elle permet de rappeler la bonne nouvelle du pardon et de la rédemption ; tout cela aide le détenu à se préparer à retourner vers le Père ». Mais, ces personnes qui ont commis des actes monstrueux contre d’innocentes victimes, méritent-elles le pardon et la rédemption ? Dale répond : « Tout être humain, quel qu’il soit, qui se trouve face à la mort devrait prier pour avoir un temps qui lui permette de réfléchir et de se repentir de ses fautes. Nous devrions tous, avant de voir le Christ - notre Juge - face à face, avoir la possibilité d’un dernier examen de conscience, et celle de nous agenouiller au pied de la Croix ». Autre question de sceptique :  Même si les efforts de Dale et d’autres aumôniers sont pures, comment peuvent-ils avoir qu’il en est de même pour les intentions des détenus ?  Dale répond que cette question pourrait tout aussi bien être posée, en toutes circonstances, à chaque être humain, y compris aux personnes impliquées dans une activité religieuse, et que : « nul, à part Dieu, ne peut lire dans le cœur de l’homme. Dans le cadre du ministère auprès des prisonniers, nous prenons pour argent comptant ce que les gens nous disent ; je peux vous dire, de par mon expérience, qu’il y a peu de chances qu’un détenu dans le couloir de la mort qui va être exécuté sous quatre semaines, un jour dit et à une heure dite, fasse de l’épate. Rien de tel que de savoir qu’il vous reste peu de temps à vivre pour que votre esprit ne soit obnubilé que sur une seule chose : la mort ». Cela ne veut pas dire que la maladie ne joue pas aussi un rôle chez certains détenus. Dale ajoute que, dans ce cas, cela crée un « horrible stress » chez le condamné à mort, ce qui « devrait nous inciter à la compassion et non pas au cynisme ». Dale ajoute : « Il incombe notamment au conseiller spirituel de canaliser, avec la personne qui lui est confiée, et à travers la prière et le discernement, tout cet écheveau qui va de pair avec la lourde maladie mentale, afin d’aider le plus possible cette personne à faite l’expérience de l’Amour de Dieu. La maladie mentale n’est pas une faillite morale ni la conséquence de mauvais choix que la personne a pu faire. La maladie mentale, c’est un maladie ». Tant Susan que Dale ont vu le côté humain de la peine de mort, ses revers et tout le reste. Et leur expérience les a poussés à continuer à être de farouches opposants à la peine de mort. Susan dit que la communauté catholique a été « privilégiée » d’avoir eu trois derniers papes qui ont « clairement pris position contre la peine de mort quant à l’enseignement catholique. C’est un grand pas en avant pour nous ». Dale renchérit en disant que la peine de mort « prêche pour la vengeance contre autrui, alors que nous demandons tous la miséricorde pour nous-mêmes : c’est une contradiction en soi et avec l’enseignement catholique, parce que ‘la miséricorde sera mesurée pour chacun selon celle qu’il aura accordée aux autres’. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas punir les crimes horribles. Non, il faut protéger la société, mais il faut le faire sans tuer des gens. Je crois que notre Eglise nous appelle à mûrir dans notre foi et à réaliser que nous devons cesser de recourir à la peine de mort, et ce que l’intéressé soit malade mentalement ou pas. Nous pouvons punir et nous protéger sans être nous-mêmes des tueurs ». Dale n’est pas le seul ministre catholique que les détenus rencontrent en prison. Il fait partie d’une « petite armée » de ministres catholiques volontaires, laquelle inclut mgr. Johns J. SNYDER, évêque, des prêtres, des diacres et autres laïcs, y compris des chevaliers de l’Ordre de Malte du diocèse de SAINT AUGUSTINE. Ensemble, ils travaillent pour assurer en Floride, dans la Prison d’état de RAIDFORD et - à côté - au Centre Pénitentiaire de STARKE, une visite mensuelle à chacun des 402 détenus dans le couloir de la mort et des 1400 détenus mis à l’isolement.   VOLONTAIRE DE L’ANNÉE En août 2013, Dale a reçu la distinction honorifique de « Volontaire de l’année » de la Prison d’état de Floride. Bien que stupéfait par cette distinction, Dale l’a acceptée au nom de toute l’équipe de ministres catholiques volontaires dont l’union offre une « merveilleuse présence catholique » dans les prisons. Et il a ajouté alors que prendre soin des détenus dans le couloir de la mort et des détenus mis à l’isolement ne serait pas possible sans le soutien de l’Administration de la Prison qui a conscience de l’importance à y « assurer un service religieux » . Et si Dale avait un conseil à donner à qui voudrait devenir conseiller spirituel pour des personnes condamnées à mort, quel serait-il ? Dale lui demanderait d’abord s’il a de l’expérience dans l’accompagnement des mourants et de leurs proches, et, ensuite, il lui dirait comment l’appliquer à la réalité qui entoure la peine de mort. « Il ne s’agit pas ici d’une personne qui essaie de vaincre une maladie, et que la maladie vainc. Il s’agit d’une personne en bonne santé physique et dont on a programmé l’exécution ». « Il y a de la noirceur dans tout cela. Et le fait que l’environnement (dans la Salle d’exécution) soit technologiquement stérile ne rend pas les choses plus faciles. Cela les rend encore plus difficiles... parce que les instruments de santé y sont utilisés pour tuer (une personne). C’est une expérience noire, parce que c’est une action noire ».   TOUJOURS TRAVAILLER EN ÉQUIPE Les RECINELLA continuent de se considérer comme une équipe, même s’ils vivent actuellement en partie à 140 miles l’un de l’autre. En effet, il y a deux ans, Susan a intégré un poste à TALLAHASSEE, où elle vit désormais à plein temps, tandis que Dale, qui travaille dans les prisons, vit trois ou quatre jours dans leur maison de MACCLENNEY, pour rejoindre son épouse le reste de la semaine, à deux heures de route de là. Mais leur union et leur connexion sont toujours aussi fortes. Ensemble, matin et soir, ils prient et font leurs dévotions par téléphone. Et quand Dale assiste un condamné à mort dans ces derniers instants, Susan est toujours là pour lui. Leur seul souhait est que le flot d’exécutions programmées en Floride soit réduit, comme cela s’est fait dans tous les autres états, dont certains ont fini par abolir la peine de mort. Toutefois, le gouverneur de la Floride, Rick SCOTT, a signé le « Timely Justice Act » qui devrait accroître, selon le Bureau même dudit gouverneur, le nombre d’exécutions afin de rendre la peine de mort plus effective pour assurer la sécurité des communautés. Dale note que « parfois des exécutions sont fixées en proche période de vacances, comme si l’état voulait donner une espèce de ‘cadeau’ à la famille de la victime, étant entendu que l’état de Floride n’a jamais décrété que les dates d’exécution devaient être fixées à cette époque là ». Et Susan d’ajouter que « toutefois l’état ne prend jamais en compte la famille de la personne exécutée ». L’état de Floride a exécuté six hommes depuis le début 2013. Avant fin 2013 deux autres exécutions devraient avoir lieu : - Darius Mark KIMBROUGH devrait être exécuté le 12 novembre, suite à sa condamnation pour viol et meurtre, en 1991, de Denise COLLINS, 28 ans, au cours d’une intrusion à son domicile ;  - Thomas KNIGHT devrait être exécuté le 3 décembre. C’est l’un des détenus qui est depuis le plus longtemps dans le couloir de la mort. Il a été condamné pour avoir poignardé à mort, en 1980, Richard BURKE, un gardien de prison, et ce alors qu’il était déjà dans le couloir de la mort pour avoir commis deux meurtres avec violences - sur Sydney et Lilian GANS- en 1974 à BAY HARBOR ISLAND. Bien que l’arrêté d’exécution ait été pris pour le meurtre de BURKE, il est vraisemblable que la famille GANS assistera à l’exécution à la Prison d’état de STARKE, Floride. Les GANS sont des membres éminents de la communauté juive du sud de la Floride. La date d’exécution de KNIGHT, à savoir le 3 décembre, correspond au jour de l’Hanoukka ( NB : date de fête dans la religion juive).   QU’EST-CE QUE LE « DEATHWATCH » ? Une fois un arrêté d’exécution pris, tout détenu concerné a la possibilité d’avoir un conseiller spirituel durant les six dernières semaines précédant la date prévue pour l’exécution ; ce temps est appelé « deathwatch ». Ce « deathwatch » prend fin soit par l’exécution elle-même, soit par un sursis à exécution. Depuis 1998, Dale RECINELLA a été conseiller spirituel vingt fois dans ce cas de figure, et il a été témoin de dix exécutions. Il affirme qu’il n’existe aucune urgence à exécuter davantage de détenus. Ces vingt quatre derniers mois, il a été six fois en « deathwatch » et il a assisté à six exécutions. Il ne dit pas quels détenus il a assisté en « deathwatch », période considérée comme étant à hauts risques sécuritaires par la Prison d’état de Floride.   DES AUTEURS ACCOMPLIS Susan et Dale RECINELLA sont aussi des auteurs publiés. Dale a écrit deux livres axés sur la peine de mort et tant sur son expérience que sur celle de sa famille sur le sujet. Son dernier ouvrage a été publié en italien il y a un an et demi et a rencontré le succès en Europe. Dans son premier livre « La vérité biblique sur la peine de mort en Amérique » (The biblical truth about America’s death penalty), Dale a analysé, à travers les Ecritures, comment Dieu ne demande pas à ce que la peine de mort soit utilisée ; et d’ailleurs, « aucun des principaux groupes chrétiens ne croit que Dieu le demande. Nous pouvons choisir de ne pas y recourir. Et sachant que la peine de mort ne guérit rien. Le pas que nous devons faire est de commencer à comprendre comment apporter la guérison aux familles des victimes, aux familles des coupables, et à la communauté dans son ensemble qui a aussi été blessée par le crime. Tout cela requiert bien davantage de nous que d’offrir la vengeance ». Et Dale est en train de terminer en ce moment un projet de guide du ministère catholique en prison qu’il va soumettre à approbation. Il enseigne aussi un cours « en ligne » à l’Université de SAINT LEO ; cette matière qui fait --partie du Certificat pastoral pour le ministère en prison.  



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